mardi 27 octobre 2020

Havasi - miami fever

 

Dis-moi pourquoi, 

Il ne croient pas en toi mais…

A l’aube de leurs croyances, 

Aux prémices de ce qu’ils décrètent ….

Comme vérité,

Trop simple.

Du qui… 


Dis-moi pourquoi.. 

Qui ? ...Au qui perd, gagne,

Comme si toute case réduite à soi ;

Pouvait se résumer,

A soi.


Mais non.

Peux-tu me dire… 

De toi à l’aube de l’aube non constant 

De la lune, et du firmament…

Jure-moi, de nous deux, là – devant et sans eux…


Peux-tu écrire ?

Peux-tu cracher ?

Peux-tu dompter ce mensonge…

Peux-tu leur dire ?  

Simple réponse  à l’oubli,

Comme un crachat aux soucis,


Peux-tu énoncer,

De manière claire,

Et sans effet ? 

« N’oublie pas,

Ce chant... 

Ne les laisse pas ? 

…gagner !


Peux-tu jurer cracher ?

Peux-tu cela Humain,

Juste au coin du sensible ?

Peux-tu, simple coïncidence, 

Des circonstances,


Pour moi et pour eux,

Et eux pour moi.

Jurer,

De ton ego égaré,


Un peu de dignité sauvegardée,

Juste pour toi et moi, 

Simplement pour eux (et non pour nous), s’il te plait, 

ne pas les laisser gagner...


A lire en musique, sous peine de ne pas comprendre.


samedi 1 août 2020

Se recréer - L'Art d'être soi aux rencontres inattendues de Tournai - 31.07.20

Qu'est-ce qu'être soi ? Comment se définir ? Est-ce seulement possible ? Peut-on s'exposer sans se surexposer ? ... L'Art, parfois, est un médium intéressant en ce qu'il dit toujours davantage que la somme de ses parties.

Tentative d'univers où l'écriture musicale et la réécriture intemporelle vous dévorent à la lumière nocturne de espaces vertigineux



Se définir comme écriture de soi, créations oniriques et déambulations inattendues..



L'Art est une ouverture où l'imagination et la réalité livrent des créations et recréations infinies




dimanche 17 mai 2020

Entre-deux - Yann Tiersen - Porz Goret

Sans espace ni masque,


Sans lumière ni ombre,


Un au-dessus du sombre,


A la recherche des pupilles lâchant les armes,


Aux joues bercées de charme,


Là, entre soi et les autres,


Seul au sein des yeux perdus,




Chargeant sans cesse l’instant,


De multiples accords,


Et pourtant,


Saisissant au creux de l’espace,


La lueur d’un être,


Sans lieu ni pourquoi


mais peut-être,




A affût  du mystère,


Cherchant la brume saisissante,


Goûtant la lenteur effleurant,


Là présente,


D’une matière éclairante,




Comme le condensé,


D’un regard soulevé,


Par l’éclat des ombres,


La fugace beauté,


D’un visage bercé


De décalages légers,


Aussi subtils qu’une flamme


Vibrant à l’air des âmes.




Et moi, tout debout,


Sans choix, éperdu,


Vivant sans accord fixe


Mais saisissant les eaux piquées de larmes,


Buvant les volutes roulant aux pieds,


Jouant 


Saisi dans  cet espace épais,


Autant de temps laissés,


Autant de chocs superposés,


Sans avenir ni passé




Un temps,


Où le rien vous frôle sans s’arrêter,


A la recherche d’un visage,


Muet à force de tout dire,


Léger d’une lourdeur évasive.




Tous ces mots que je connais,


Le roulement respiré,


Des portraits familiers,


La sonate habitée,


Des textes recherchés,


Tu es là,


Oui,


Tout est là.


Si proche et pourtant…




Petite marche vers l’avant,


Où l’infime suspend la saveur,


Du pas sensible et incertain,


Malhabile et puéril,


Imprécis et vibrant,




Un moment proche,


Où assurément,


Tout est toi,


Et pourtant. 

HAVASI — Prelude | Age of Heroes

La maîtrise n’est pas de lenteur mais de précision. Millimètre par millimètre. Mouvement après mouvement, comme une note posée à l’endroit parfait des profondeurs. Là. Lourde de suspensions. Lucidité faite de vibrations alternées. Appel aux chants de la mémoire. Vague passagère chargée de tensions extrêmes. Il s’agit… de… tenir la nuance. Un rien féroce. Sans langage – ni lumière – mais d’envolées criées ; un moment simple appuyé – creusé au milieu des consciences - un appel laissé comme une arme jetée sur le récit perdu des réalités âpres.